Mon intervention en session pléniére (sur la santé) réunion du Conseil régional de Bretagne - Février 2011 Intervention de Madame Valérie GARCIA Conseillère régionale de Bretagne
2ème réunion du Conseil régional de Bretagne - Février 2011
Intervention de Madame Valérie GARCIA
Conseillère régionale de Bretagne
Mission I
Monsieur le Président, Mes chers collègues,
Mon intervention portera sur le programme 105.
Monsieur le Président, mes Chers collègues, malgré une légère évolution positive, les indicateurs sur l’état de santé des Bretons qui nous sont communiqués sont inquiétants.
Inquiétants parce qu’ils confirment une surmortalité des bretonnes et particulièrement des bretons avant l’âge de 65 ans. Inquiétants parce que la santé des jeunes, le taux de suicide, les conduites addictives, malgré les campagnes de prévention, menées tant par l’Etat que notre collectivité, continue de se dégrader.
Inquiétants mais aussi préoccupants parce qu’ils révèlent des disparités territoriales. Il est ainsi fait mention d’une dégradation des conditions de santé dans le pays de Guingamp et de Rennes.
Les Bretonnes et les Bretons ne sont pas égaux face à la santé. Ce phénomène est accentué par la présence médicale sur notre territoire.
D’une manière générale, certes le nombre de médecins par habitant est légère inférieur à la moyenne nationale, mais si l’on analyse l’offre globale de soins, notamment avec les professions paramédicales qui sont tout aussi importantes que les médecins, notre offre de soins se situe dans la moyenne nationale.
En revanche, comme pour le reste de la France nous constatons de fortes inégalités de la présence médicale sur le territoire. Les prévisions démographiques de la Bretagne, nous annonce une augmentation de la population dans les grandes métropoles et principalement à Rennes, le choix pour les nouveaux arrivants du littoral plutôt que la Bretagne intérieure et un vieillissement général de la population bretonne, rendent la problématique de la démographie médicale encore plus inquiétants.
Les réponses à ces problèmes sont multiples et relèvent certes avant tout de l’Etat, de l’Agence régionale de Santé, d’une bonne coordination entre tous ces acteurs, mais également des professionnels de santé libéraux, des hôpitaux publics et privés.
Les Assises des territoires ruraux organisées par le gouvernement ,il y a un an, ont mis en exergue ces disparités territoriales. Il a ainsi été décidé la mise œuvre d’un plan pour financer 250 maisons de santé pluridisciplinaires en trois ans. Des bourses réservées pour des étudiants en médecine s’engageant à travailler en territoire rural pendant une durée égale à celle de leurs études permettront à terme de disposer de 4000 médecins ruraux supplémentaires. Les internats d’étudiants en médecine en milieu rural seront développés grâce à l’augmentation du nombre de maîtres de stage agréés.
En ce qui concerne notre collectivité, bien que comme vous l’indiquez dans votre rapport la santé ne fasse pas partie de notre domaine de compétence, nous pouvons néanmoins agir sur deux leviers :
Dans la prochaine génération des contrats de Pays, la question de la santé devra être mis au centre de nos orientations. Dans l’utilisation actuelle des enveloppes on voit bien pour l’enveloppe 2 que 15% des crédits sont affectés à des questions de solidarité (dont la santé) et 57% dans l’enveloppe 3. Il s’agit donc bien là d’une préoccupation locale.
Le second levier sur lequel nous pouvons agir à travers nos politiques numériques en faveur du Très haut débit est le développement de la télémédecine, qui certes ne remplacera jamais la présence humaine sur le territoire, mais qui peut s’avérer un outil capital dans le diagnostique, les relations entre les généralistes et les spécialistes… bref nous avons là de nombreuses pistes à explorer.
Un mot sur le dispositif ATS, vous indiquez qu 'il doit aujourd hui faire l' objet d' une évaluation, nous allons veiller à ce que cette période d'analyse soit rapidemment réalisée. Par ailleurs, je fais observer qu' il est dommage de constater que les subventions des départements affectées au dépistage des cancers diminuer de manière significative, ceci concernant plus précisémment le cancer du sein et du colon. Nous sommes conscient qu 'en ce qui concerne la région, il ne s'agit pas la d'une compétence de la région, mais nous espérons que vous poursuivrez une politique forte de santé publique.
Voilà Monsieur le Président, mes chers collègues ,nos réflexions sur ces questions importantes, en espérant que la Région saura travailler en collaboration et en bonne intelligence sur ce dossier majeur avec l’Etat et l’Agence régionale de santé.
Je vous remercie