COMMUNIQUE DE PRESSE de Rachida DATI
22 janvier 2013
La réforme des rythmes scolaires, c'est travailler plus pour gagner moins !
Vincent Peillon grève un peu plus le pouvoir d'achat des enseignants en rejetant leur demande légitime de compensation financière.
Après le coup dur porté aux enseignants du secondaire en supprimant les heures supplémentaires défiscalisées, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que de s'attaquer aux enseignants du primaire.
Et ce n'est pas le rééquilibrage des salaires qui corrigera l'injustice ressentie par les plus de 320 000 enseignants de l'école primaire.
Comme l'ont rappelé les syndicats, les enseignants du primaire ne perçoivent pas l'indemnité annuelle que perçoivent leurs collègues du secondaire. Ils ne peuvent pas faire d'heures supplémentaires et leur carrière est beaucoup plus lente.
En ajoutant une demi-journée de travail aux enseignants sans contrepartie, Vincent Peillon a-t-il pensé aux coûts supplémentaires et aux dispositions que devront prendre les enseignants ne serait-ce que pour faire garder leurs enfants?
C'est donc du "perdant-perdant" pour les enseignants. Et c'est un nouveau triste symbole de l'appauvrissement des classes moyennes organisé par le gouvernement.