AGRICULTURE : LE DERNIER RENIEMENT DE FRANÇOIS HOLLANDE

Publié le par Valérie GARCIA

 

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1) La parole de François Hollande est comme le projet PS/Verts, hautement
biodégradable !


Plus le temps avance, plus on se rend compte que la parole de François Hollande ne vaut
rien.
Après avoir renié le projet PS dont il avait lui-même dit « qu’il l’engageait » (dernier exemple
en date avec le renoncement à sa promesse de revenir à la retraite à 60 ans), le voilà qui
poursuit le détricotage de l’accord PS/Verts, pourtant adopté par le bureau national du PS.
On avait eu l’ambigüité sur le MOX, le recul sur l’abdication de notre droit de veto au Conseil
de Sécurité de l’ONU, et maintenant on a l’abandon des propositions sur l’agriculture…
Selon Europe 1, François Hollande aurait assuré, dans un courrier à Xavier Beulin, Président
de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), que le texte signé
par le PS et EELV ne l’engageait pas en ce qui concerne l’agriculture.
Le candidat socialiste renie sa parole plus vite que son ombre !


2) Il faut dire qu’on comprend la gêne de François Hollande. En matière d’agriculture,
l’accord Verts/PS est un concentré d’idéologie écolo-bobo-parisianiste qui, sous couvert de
bons sentiments, prévoit de fragiliser notre filière agricole et avec elle notre indépendance
alimentaire :
_ Remise en cause de la Politique Agricole Commune (« refonte de la PAC […] :
redistribution des aides et abaissement de leur plafond » p.14) socle de notre politique
agricole depuis les années 1960 et qui permet aujourd’hui à l’Union européenne d’être
la 2ème exportatrice agricole mondiale et à la France d’être la 1ère agriculture
européenne (18% de la production européenne)…


_ Guerre déclarée à l’agriculture intensive (« l'avenir n'est pas le productivisme » p.14)
par opposition à une agriculture bio bobosacralisée… («Le soutien à l'agriculture
biologique pour atteindre les 20% de la Surface Agricole Utile en bio » p. 14).
Bien sûr que nous sommes favorables à l’agriculture bio, aucune majorité n’a d’ailleurs
fait autant pour son développement. La France s’est fixée un objectif officiel de 6% de la
surface agricole utile en bio en 2012. (3,1% de la surface était bio en 2010). Les surfaces
en bio ont progressé de 50% depuis 2007 sous l’impulsion du Grenelle !
Mais faire du bio ne doit pas rimer avec faire la guerre à l’agriculture intensive qui
représente l’écrasante majorité du secteur agricole, qui permet à notre pays d’être
autosuffisant, qui permet de nourrir les Français avec des produits de qualité et bon
marché. Car pour passer à 20% de la surface utile agricole en bio il faudrait augmenter
de 545% le bio en France par rapport 2010. Cela ne se ferait pas sans porter
considérablement atteinte aux autres surfaces agricoles : céréaliers, éleveurs etc.


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Publié dans Législatives 2012

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