Mon Intervention au CR sur le Plan Cheval( traits et postiers bretons)

Publié le par valerie garcia

7ème réunion du Conseil régional de Bretagne – Octobre 2011

 

 

Intervention de Madame Valérie GARCIA  

Conseillère régionale de Bretagne

 

 

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

En complément de l’intervention de notre collègue Stéphane de Sallier Dupin sur ce rapport d’orientation régionale de la filière équine, je voudrais rappeler plus largement  l’importance de la filière élevage dans notre économie et notre patrimoine particulièrement pour le cheval de trait breton.

L’attachement des Bretons pour le cheval de leur pays ainsi que le statut de celui-ci nous pouvons  le constater dans le chef d 'œuvre littéraire de Pierre Jakez Hélias « le cheval d’orgueil.

La commune de Callac s’est vu offrir par le ministère de la culture une statue d un célèbre étalon reproducteur le NAOUS

La mairie de Landivisiau a érigé la statue d’un cheval Breton à l endroit ou se tenait jadis un célèbre marché aux chevaux

 

Marcel et sa jument

Chers collègues, vous parcourez sans doute comme moi les foires locales qui animent nos territoires et les attentes des acteurs sont grandes, j’étais encore samedi  à Kérien lors de la dernière foire aux chevaux de l’ année du 22 et ce  petit bourg de 200habitants à a cette occasion accueilli des milliers de visiteurs.

Malgré sa position de deuxième race de trait française, la situation de la filière du cheval de trait breton reste préoccupante. Que ce soit en terme quantitatif avec une diminution croissante des exportations ou en terme qualitatif avec un manque de débouchés pérennes. Comme vous le soulignez dans votre rapport (page 29), les enjeux culturels et patrimoniaux sont majeurs.

La diversification est un point positif sur lequel nous devons nous pencher mais elle ne peut à elle seule garantir la viabilité de cette filière. La recherche de débouchés innovants est à exploiter. Il s’agit de toute la partie « utilitaire » du trait breton qui nécessite une réflexion sur le fond à plus long terme  car son utilisation actuelle est bien trop marginale.

A Bulat Pestivien  des anciens me disaient : «  nos chevaux seront sauvés par la passion qu’on leur porte  et l’économie qui en découle : sellerie, vétérinaires, maréchal ferrants, transports, boucherie, foires.

 

 Nos traits et nos postiers Bretons, sont détenues dans leurs majorité par des  agriculteurs à la retraite, ils ne  peuvent  obtenir qu’ 1 hectare (dit l’hectare de subsistance) pour y mettre des chevaux.

Un non agriculteur peut obtenir  8 hectares de terre.

 

Cela ne dépend pas  de la région, mais je tenais à en parler afin que nous puissions ensemble envisager des pistes de réflexions afin d assouplir des dispositifs souvent trop lourds.

 

 je pense qu’à ce niveau le conseil Régional peut veiller à ce qu’un équilibre existe tant sur le statut de l’éleveur, sur les critères d’aide de soutien,  ou encore entre les divers  missions du cheval dans notre société Bretonne..

L’enjeu est véritablement de structurer une filière du cheval de trait sur trois points :

 

-         La structure vieillissante des propriétaires demande une attention particulière en direction des jeunes.

-         Le cheval est en grande concurrence  pour les terres avec les bovins, ovins et les cultures qui sont des destinations  plus rentables.

 

-         La filière doit se structurer pour un maillage véritable de notre territoire afin de lier les bassins d’élevage et les besoins qui en découlent comme les vétérinaires ou les abattoirs.

 

-         Enfin, faire de cette filière un vrai poids économique à part entière. Sur ce dernier point, je voudrais insister sur le fait que cette filière est complémentaire du modèle agricole breton et ne doit à aucun moment entrer en concurrence. C’est une règle que nous devons nous fixer.

 

-         Je fini sur une note d’espoir  en 2011 le nombre de naissances à légèrement augmenté  à nous de faire en sorte que cela perdure.

 

Je vous remercie.

 

Valérie GARCIA

 

 

 

 



 

 

 

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